Méthode
Ce que l'outil mesure, et ce qu'il ne mesure pas
Un test de ce type prend des décisions à chaque étape : quelles questions poser, comment compter une réponse « mitigée », que faire d'une position manquante, comment départager deux candidats. Chacune est expliquée ici.
Les questions
La base compte 56 affirmations réparties sur sept axes : économie, société, immigration, écologie, Europe et monde, sécurité et libertés, institutions. Chaque affirmation est formulée de façon concrète (une mesure, pas une valeur) et la moitié d'entre elles environ « pousse » vers chaque pôle, pour que le sens de rédaction ne déplace pas le résultat.
Les 8 premières questions sont les mêmes pour tout le monde, dans un ordre aléatoire : une par grand clivage. Ensuite, le parcours est adaptatif : à chaque étape, l'outil choisit l'affirmation dont il prédit le moins bien ta réponse. C'est le principe des tests adaptatifs (comme le GMAT), et l'inverse d'un fil de recommandation, qui te servirait ce que tu vas approuver.
Trois garde-fous empêchent l'enfermement : 18 % des questions sont tirées au hasard hors modèle, jamais trois questions de suite sur le même axe, et chaque axe doit avoir été abordé avant la question 15, où le résultat se débloque. Le parcours s'arrête à 40 questions.
« Mitigé » est une vraie réponse, comptée comme une position centrale. « Je ne connais pas ce sujet » est autre chose : la question est exclue du calcul, et l'outil change de thème. Confondre les deux tirerait tous les indécis vers le centre.
Le profil
Sur chaque axe, tes réponses sont moyennées avec le poids de chaque affirmation sur cet axe, ce qui donne une position entre les deux pôles. Les pôles sont nommés de façon descriptive (« redistribution » / « marché », « ouverture » / « restriction ») et jamais en termes de gauche ou de droite.
La jauge de précision combine trois choses : la couverture des axes, la quantité d'information accumulée, et, dès qu'une paire de questions « miroir » a été posée, la cohérence de tes réponses. Tant qu'aucune paire n'est complète, la cohérence est inconnue et n'entre pas dans le calcul, plutôt que d'être supposée bonne. La jauge n'est jamais gonflée pour t'inciter à continuer.
La compatibilité
Elle est calculée question par question, pas axe par axe : pour chaque affirmation à laquelle tu as répondu et pour laquelle le candidat a une position documentée, on mesure l'écart entre vous deux. Une réponse tranchée pèse plus qu'une réponse mitigée (jusqu'à quatre fois), parce que l'intensité est le meilleur indice de ce qui compte pour toi.
Une position manquante n'est jamais comptée comme neutre : elle est simplement retirée du calcul, au numérateur comme au dénominateur. Sinon, un candidat mal documenté se retrouverait artificiellement au centre, donc proche de tout le monde. En dessous de 50 % de positions documentées face à tes réponses, un candidat est écarté du classement et signalé comme tel.
Le pourcentage affiché est une transformation fixe du score brut (étalé entre 0.05 et 0.92), la même pour tout le monde et calibrée hors ligne par simulation. Il n'est pas renormalisé sur les candidats de ton parcours : personne n'est forcé à 100 %, et deux résultats sont comparables entre utilisateurs. Il est arrondi à l'entier ; une décimale serait un faux précis.
Les égalités sont affichées comme telles (sans chiffre à l'écran). Deux candidats dont les scores diffèrent de moins de 23 / √n points (n = nombre de questions répondues, soit environ 6 points à 15 questions et 4 à 40) partagent le même rang. L'ordre à l'intérieur d'un groupe d'ex-aequo est aléatoire, stable pendant ta session et différent d'un utilisateur à l'autre. Il ne dépend jamais de l'ordre de saisie des candidats.
Les sources
Aucune position n'existe sans citation. Chaque position d'un candidat est reliée à un verbatim, une URL et une date : programme officiel, site du parti, interview ou discours retranscrit, vote nominatif à l'Assemblée nationale. Cette règle est une contrainte de la base de données, pas une consigne : il est techniquement impossible d'enregistrer une position sans sa source.
Quand aucune citation vérifiable n'a été trouvée, la case reste vide et le candidat est affiché avec la mention « position non documentée ». L'outil ne devine jamais, même quand la réponse paraît évidente.
État de la base au 5 septembre 2026 : 450 positions documentées pour 13 candidats (Bruno Retailleau, Dominique de Villepin, Édouard Philippe, Fabien Roussel, François Ruffin, Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Marine Tondelier, Nicolas Dupont-Aignan, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Xavier Bertrand). 17 autres candidats déclarés ou pressentis sont listés sans être classés (Anasse Kazib, Antoine Mikolajczak, Bernard Cazeneuve, Clara Egger, David Lisnard, Delphine Batho, Florian Philippot, Francis Lalanne, François Asselineau, Jérôme Guedj, Juan Branco, Karim Bouamrane, Lydie Massard, Nathalie Arthaud, Philippe Brun, Ségolène Royal, Selma Labib). 450 positions sont encore en attente de relecture humaine : cette version est une version de travail.
L'extraction initiale des citations est assistée par un modèle de langage, qui ne peut proposer une position qu'en citant un texte réellement consulté. Chaque ligne passe ensuite par une relecture humaine avant publication. Le détail (citation, source, date) est visible dans la version débloquée du résultat.
Vie privée
Les opinions politiques sont des données sensibles au sens du RGPD. Plutôt que de promettre de ne pas les collecter, l'outil est construit pour ne pas pouvoir le faire :
- Pas de compte, pas d'identifiant, pas de cookie.
- Les questions et les positions des candidats sont téléchargées d'un bloc au chargement. Ton profil et le classement sont calculés dans ton navigateur ; aucune réponse n'est envoyée au serveur.
- Tes réponses sont conservées uniquement sur ton appareil, et tu peux les effacer à tout moment.
- Après déblocage, ton appareil télécharge l'intégralité des citations, pas seulement celles qui te concernent : une requête ciblée révélerait ton profil.
- Les statistiques d'usage, quand elles seront activées, ne transporteront qu'un compteur de questions : jamais quelle question, jamais quelle réponse, jamais l'adresse d'une page de résultat.
- Une exception, choisie par toi : l'« analyse détaillée », après déblocage, est rédigée par un modèle de langage. Pour cela, tes réponses (et rien d'autre : aucun identifiant, aucun paiement rattaché) sont envoyées une seule fois à l'API d'Anthropic, ne sont ni stockées ni journalisées par nous, puis le texte est conservé uniquement sur ton appareil. L'« analyse factuelle » gratuite, elle, est composée localement à partir d'un jeu de textes préparés à l'avance.
Droit de réponse
Une équipe de campagne ou un candidat qui conteste une position peut nous écrire : nous répondons avec le verbatim, l'URL et la date de la source, et nous corrigeons si la citation est inexacte, sortie de son contexte ou dépassée par une prise de position plus récente.
Adresse de contact : à configurer avant la mise en ligne publique (voir BRIEF §12). Outil indépendant, sans lien avec un parti ou un candidat.
Crédits photo
Les portraits proviennent de Wikimedia Commons, sous licence libre. Chaque photo est créditée ci-dessous ; les candidats sans portrait librement réutilisable sont affichés par leurs initiales.
- Marine Le Pen — Vox España, CC0
- Jean-Luc Mélenchon — jlm2017.fr, CC BY 4.0
- Édouard Philippe — Wasasaq8, CC0
- Gabriel Attal — Ismail Aissoub, CC BY 4.0
- Bruno Retailleau — Anthonymontardyfr, CC BY 4.0
- Marine Tondelier — Greenbox, CC BY-SA 4.0
- Raphaël Glucksmann — Mathieu Delmestre, Public domain
- Olivier Faure — KimiRaikkonen3, Public domain
- François Ruffin — Thinkerview, CC BY-SA 4.0
- Nicolas Dupont-Aignan — Debout la France, CC BY-SA 4.0
- Xavier Bertrand — Claudio Centonze / European Union, 2025 / EC - Audiovisual Service, CC BY 4.0
- Fabien Roussel — NakaraZn Zouhaïr NAKARA, CC BY-SA 4.0
- Dominique de Villepin — Georges Seguin (Okki), CC BY-SA 3.0
- David Lisnard — Marie tavares, CC BY 4.0
- Delphine Batho — Greenbox, CC BY-SA 4.0
- Karim Bouamrane — Oumma, CC BY 4.0
- Bernard Cazeneuve — Jérémy Barande, CC BY-SA 2.0
- Nathalie Arthaud — Kokluts, CC BY-SA 4.0
- François Asselineau — Union Populaire Républicaine, CC BY-SA 4.0
- Florian Philippot — Thomas Bresson, CC BY 4.0
- Ségolène Royal — Jackolan1, CC BY-SA 3.0
- Jérôme Guedj — Audrey AK, CC BY-SA 2.0
- Philippe Brun — Pierre2777, CC BY-SA 4.0
- Anasse Kazib — PabloMorao27, CC BY-SA 4.0
- Clara Egger — Thomas Binet, CC BY-SA 4.0
- Juan Branco — Web Summit, CC BY 2.0
- Lydie Massard — EuropeEcologie, CC BY-SA 2.0
- Francis Lalanne — Thomas Bresson, CC BY 4.0